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Discours inauguration CREHPSY

INAUGURATION CREHPSY GRAND EST

Le 29 janvier 2018 à Strasbourg

 

 

Discours de Monsieur Jean-Marie DANION
Président de Route Nouvelle Alsace

  • Madame Edith CHRISTOPHE, Directrice de l’autonomie Grand Est, représentant le Directeur Général de l’ARS,
  • Monsieur Pierre WESNER, Président de Santé Mentale Alsace,
  • Mesdames, Messieurs les Présidents d’associations,
  • Mesdames, Messieurs les Présidents de CLSM,
  • Mesdames, Messieurs les Directeurs des différents centres hospitaliers, établissements, organismes, instituts, services,
  • Chers collègues, chers amis,
  • Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux de prendre la parole à l’occasion de l’inauguration du Centre Ressource Handicap Psychique (CREHPSY) Grand-Est. Dans ces propos d’introduction, je voudrais rappeler ce qu’est le handicap psychique, comment est née l’idée de ce CREHPSY et en décrire les objectifs et les enjeux.

Le handicap psychique correspond aux difficultés rencontrées dans la vie quotidienne par une personne souffrant de troubles psychiques. Ces difficultés sont à l’origine d’une désinsertion sociale et professionnelle. Le handicap psychique se différentie du handicap mental, consécutif à une déficience intellectuelle, même si les deux formes de handicap peuvent coexister chez une même personne.

La reconnaissance de la notion de handicap psychique fait suite aux lois de 2002 et 2005, qui garantissent aux personnes en situation de handicap le libre choix de leur projet de vie, la compensation des conséquences de leur handicap et un revenu favorisant une vie autonome. Cette reconnaissance vise également à permettre une participation effective de ces personnes à la vie sociale en favorisant l’accès à l’emploi, à l’hébergement, à la culture et aux loisirs.

L’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique a ainsi pour objectif leur réinsertion sociale et professionnelle, dans le cadre d’une approche globale de la personne. Les maîtres-mots en sont l’autonomie, le parcours de vie, la qualité de vie, l’accès à la citoyenneté et l’inclusion dans la société. Cet accompagnement ne peut désormais se concevoir que dans une approche pluridisciplinaire, qui implique la collaboration de l’ensemble des professionnels des domaines sanitaire, médico-social et social.

Il existe aujourd’hui une large palette de dispositifs de soins et d’accompagnement de ces personnes. Mais force est de constater que cet accompagnement se heurte à un certain nombre de difficultés.

  • Cette palette de dispositifs est complexe à appréhender. Les intervenants sont multiples et appartiennent à des domaines trop souvent cloisonnés.
  • Cette palette est extrêmement hétérogène d’un territoire à un autre, certains territoires étant relativement bien dotés, d’autres non.
  • Des ruptures de parcours interviennent trop fréquemment, soit parce que la coordination entre les dispositifs manque, soit tout simplement parce que les dispositifs n’existent pas.
  • Les personnes concernées, leur entourage et les professionnels de la santé n’ont pas la parfaite connaissance des dispositifs existants et ne savent souvent pas où, et à qui, s’adresser. Il peut en résulter des insuffisances ou des retards considérables dans la prise en charge.

C’est de ces constats qu’est née l’idée d’un Centre de Ressources consacré spécifiquement au handicap psychique, au terme d’un travail de plusieurs années associant les acteurs du sanitaire, du médico-social, du social, de la recherche, les associations de familles et d’usagers.

Sa finalité est l’amélioration du parcours de vie et de la qualité de vie des personnes en situation de handicap psychique en :
- Assurant des accompagnements individualisés des personnes et de leurs aidants.
- Assurant une continuité des parcours,
- Diminuant le défaut de réponses et les réponses inadaptées.

En pratique, il s’agit d’accueillir, d’informer, de conseiller et d’orienter les personnes souffrant de troubles psychiques, leurs proches et leur famille, ainsi que les professionnels. Le CREHPSY est une porte d’entrée, une sorte de guichet unique, visant à faciliter la prise de contact en vue d’une orientation personnalisée et d’une fluidification des parcours.

Il s’agit également de mener des actions de partage des ressources existantes et de diffusion des connaissances et des pratiques en santé mentale. Toutes ces missions sont menées en référence à une charte éthique.

Le CREHPSY s’inscrit pleinement dans la stratégie quinquennale de l’évolution de l’offre médico-sociale, telle qu’elle est définie par la circulaire du 2 mai 2017. Il en partage les enjeux, qui sont majeurs puisqu’il s’agit de construire une offre régionale de santé mentale qui soit à la fois plus inclusive et plus diversifiée :

  • Une offre qui assure une égalité d’accès aux dispositifs de réinsertion sociale et professionnelle à l’échelle du territoire,
  • Une offre qui promeut le décloisonnement des secteurs sanitaire, médico-social et social, ainsi que la mobilisation coordonnée et précoce de tous les acteurs intervenant dans les parcours de soins et de vie,
  • Une offre qui construit des réponses individualisées et régulièrement réajustées à l’évolution des personnes et de leur famille.

Le CREHPSY s’inscrit plus largement dans l’ensemble des démarches en santé mentale qui visent à mailler les territoires, et doit naturellement trouver sa place dans le futur Projet Territorial de Santé Mentale. Il a vocation à rendre plus visibles et accessibles les dispositifs existants, et non à se substituer à eux.

Il a vocation également à s’articuler étroitement avec les dispositifs ayant des missions complémentaires, tels que les CLSM, les GHT, les CPT, les MDPH et les GEM, dans une démarche de coopération mutuelle. Une charte de coopération entre le CREHPSY et les CLSM du Bas-Rhin et du Haut-Rhin est en cours de finalisation. En tant que lieux d’échange et d’expression des besoins des populations, les CLSM sont une courroie de transmission privilégiée du CREHPSY pour ses missions de guichet unique et de coordonnateur de parcours. Ils sont par ailleurs très naturellement des lieux d’information sur le CREHPSY.

Le CREHPSY Grand Est est porté par les associations Route Nouvelle Alsace (Bas-Rhin) et Santé Mentale Alsace (Haut-Rhin). Leur expertise, leur savoir-faire et leurs connaissances dans le domaine de l’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique sont largement reconnus, de même que leur capacité à mettre en réseau l’ensemble des acteurs concernés.

Nous sommes dans une première phase, expérimentale, de déploiement du CREHPSY à l’échelle des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Trente partenaires représentant les secteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux, les associations de personnes en situation de handicap psychique et les associations de familles ont signé la Charte de coopération pour la mise en œuvre des missions du CREHPSY. J’ai plaisir à vous annoncer que le CREHPSY Grand Est est opérationnel depuis le 2 Janvier.

  A l’issue de cette phase expérimentale, le CREHPSY Grand Est se déploiera progressivement sur les autres territoires de la Région. Nous le souhaitons porteur d’une grande ambition en devenant :

  • un lieu de rencontre et de coordination de tous les acteurs du handicap psychique à l’échelle du Grand Est,
  • un lieu d’appui, d’évaluation, de formation, de recherche et de réflexion éthique, ainsi que de partage et de diffusion des outils et des connaissances sur le handicap psychique,
  • un observatoire régional des pratiques et des dispositifs innovants.

Le CREHPSY développera par ailleurs d’autres antennes territoriales pour ses missions de proximité. Il devra s’adapter à la spécificité des territoires sur lesquels ces antennes s’implanteront, en prenant en compte les inégalités sociales et territoriales.

   Au total, et même si nous savons que la route sera longue, Le CREHPSY Grand Est est un dispositif innovant vraiment enthousiasmant, qui doit à terme contribuer à une meilleure inclusion dans la société des personnes en situation de handicap psychique et participer à la lutte contre la stigmatisation des maladies mentales. Il s’inscrit pleinement dans les grandes orientations définies par notre ministre de la santé, dans son discours de vendredi dernier sur la psychiatrie et la santé mentale. L’inscription du CREHPSY Grand Est dans le PRS 2 nous apparaît à tous éminemment souhaitable.

Je terminerai en exprimant des remerciements très chaleureux à l’Agence Régionale de Santé qui finance ce projet, et tout particulièrement à Madame Marie FONTANEL, à l’époque Directrice générale déléguée, et Madame Edith CHRISTOPHE, qui ont fortement soutenu ce projet, ainsi qu’à Monsieur LANNELONGUE, qui a donné son accord pour la création de ce CREHPSY.

Je voudrais également remercier le Conseil Départemental du Haut-Rhin et le Conseil Départemental du Bas-Rhin, qui participent au soutien financier de ce projet.

Mes remerciements vont également à toutes celles et ceux qui se sont investis dans ce projet – je ne peux malheureusement pas tous les citer, à tous les signataires de la Charte de Coopération et aux membres du comité de pilotage, véritable cheville ouvrière de ce CREHPSY, avec une mention particulière pour Catalin NACHE, qui a oeuvré avec beaucoup d’enthousiasme pour la réussite de ce projet.

Merci également à nos collègues et amis de Santé Mentale Alsace, à son président, Pierre WESNER et à son directeur, Frédéric SEILER. Je me réjouis que le rapprochement de nos deux associations ait permis de tisser des liens de grande qualité et de mutualiser nos compétences au service de ce beau projet.

Un très grand merci aux personnels et administrateurs de RNA, qui se sont mobilisés sans relâche en faveur de ce projet,

  • tout particulièrement Jean-Luc PICARD, directeur du pôle travail,
  • et Charles NECOL, directeur général, qui a su fédérer l’ensemble des acteurs.

Merci enfin à :

  • Françoise MARTINEZ et Aude CADARIO, respectivement responsable et chargée de mission dans le Haut Rhin,
  • et à Céline COUROT et Magali HEISSLER, leurs homologues dans le Bas-Rhin.

Et merci à vous tous, qui êtes venus en nombre montrer tout l’intérêt que vous portez au CREHPSY Grand Est.

Pr Jean-Marie Danion
Président de Route Nouvelle Alsace

Discours de Monsieur Pierre WESNER
Président de Sante Mentale Alsace

Mesdames et messieurs,

Je m’associe bien évidemment aux salutations et remerciements de Monsieur le Professeur Danion, et souscris totalement à ses propos pertinents et oh combien justes sur le handicap psychique et sur le Crehpsy, propos que je partage bien sûr.

Tout au long de ma carrière professionnelle, et plus particulièrement de mon passage (j’allais dire « séjour » !) de 27 ans en psychiatrie, je me suis toujours aperçu, souvent avec regret et impatience, qu’on ne peut pas faire l’économie du temps. 

Mais en même temps, je me trouvais face à des interrogations, face à des demandes émanant de professionnels, de médecins, et plus récemment, et je m’en réjouissais, de familles, de proches, c’est à dire de ceux qui étaient laissés longtemps, trop longtemps, dans l’ignorance des maladies psychiatriques. L’omerta des institutions psychiatriques, voire du corps de beaucoup de psychiatres, était là, pesante, infranchissable… 

Et un jour, en 2001, des parents courageux et déterminés, ayant suivi la formation « Pro famille » à Rouffach, ont pris conscience de leur isolement, de leur souffrance, de l’identité de leurs problèmes.

Et ils ont créé, au Centre hospitalier de Rouffach, dont je leur avais ouvert la salle des fêtes pour leur assemblée générale constitutive, l’association « Schizo-Espoir » en présence de plus de 300 personnes, touchées à travers un proche, enfant, frère ou sœur, par cette maladie qu’est la schizophrénie.

Depuis, les choses ont beaucoup évolué, les portes se sont ouvertes, le regard a changé,  le respect réciproque s’est installé, la confiance s’est créée ainsi que la reconnaissance.

Au cours de nos échanges, sont souvent revenues les questions relatives au manque de communication, d’information, aux difficultés de savoir ce qui se passe avec leur proche, du comment mieux le comprendre, l’aider dans sa maladie.

La loi du 4 mars 2002 sur les droits des patients et leurs proches a ensuite complètement changé la donne : aujourd’hui, ils sont partie prenante de leur prise en charge.

Dans le domaine de la santé mentale, dans la plupart des pays aujourd’hui, on parle maintenant d’ « empowerment ». Cela veut dire « prise de pouvoir, de décision » du patient, de plus en plus conscient de sa maladie, visant à en faire enfin un citoyen à part entière, inséré dans la cité. Tout à l’heure, le Pr Danion a parlé à juste titre du «pouvoir d’exercer son libre arbitre»  

           Grâce aux nouvelles thérapeutiques, aux nouvelles modalités de prise en charge hors les murs, les services de psychiatrie ont considérablement réduit leur capacité en lits. Des hôpitaux, des associations ont créé des structures médico-sociales pour handicapés psychiques leur offrant d’autres perspectives de vie au quotidien, je pense aux foyers (FAM et FAS) et aux maisons d’accueil spécialisé… 

D’autres dispositifs (le Pr. Danion a parlé à leur propos de « palette complexe et hétérogène ») ont permis d’accompagner (et je pense aux ESAT) certaines personnes dans le monde du travail d’abord protégé, et de plus en plus aujourd’hui dans le milieu ordinaire, belle victoire, inimaginable il y a encore 20 ans…

Par ailleurs, une VAE, valorisation des acquis de l’expérience, a été délivrée à d’autres travailleurs handicapés, reconnaissance de leurs compétences.

D’autres dispositifs encore (je pense notamment aux Groupes d’entraide mutuelle, les GEM, dont je salue plus particulièrement les représentants présents ce matin) ont permis d’organiser des rencontres, des loisirs dans la cité pour sortir de l’isolement et créer des liens sociaux. 

Nous sommes donc sur la bonne voie, la voie du décloisonnement, la voie de la destigmatisation.

 Et pourtant, les reproches continuent sur le déficit de communication, sur les retards dans l’accès aux soins, ce qui peut aussi vouloir dire « perte de chance » pour les patients.

Durant ma carrière, j’ai eu l’occasion de visiter d’autres pays européens. C’est ainsi qu’en Norvège, il y a de nombreuses années, les responsables sanitaires se sont rendus compte qu’il fallait en moyenne douze ans pour établir le diagnostic de « schizophrénie », notamment par manque d’information, débouchant souvent sur une non-demande, des patients et des familles sur cette maladie, ses symptômes, ses signes annonciateurs. 

 La Norvège a alors lancé une vaste et massive campagne d’information à travers tout le pays, sur et avec tous les supports publicitaires possibles et imaginables.   Le résultat, quelques années après : le délai évoqué a été ramené à deux ans… La destigmatisation a porté ses fruits. En France, Mme la Ministre de la santé l’a rappelé au dernier Congrès de l’Encéphale à Paris, la semaine dernière, ce délai est encore de près de 5 ans.

« En parler tôt, pour en parler à temps », voilà le beau slogan, bien connu de la semaine annuelle d’information sur la santé mentale, la SISM.

Il ne faut jamais rater une occasion pour communiquer sur les questions de santé mentale. Le Crehpsy sera ainsi présent à Mulhouse le 23 mars prochain lors du Colloque de la SISM.

Lorsqu’en juillet 2012 grâce à la vigilance de mon adjointe d’alors Dominique Lachat, nous avons pris connaissance de l’initiative du réseau « Galaxie », un collectif national regroupant des structures dédiées au handicap psychique, de créer dans les régions des Centres ressources sur le handicap psychique, une réunion d’information a été organisée en décembre 2012 dans les locaux du Conseil général du Haut-Rhin avec une quarantaine de structures sanitaires et médico-sociales d’Alsace. 

      Le projet du Crehpsy était sur les rails.  

Dans la locomotive se trouvait Catalin Nache, que je salue ce matin chaleureusement et avec reconnaissance, délégué général de la Fédération AGAPSY, qui a depuis fusionné avec la Fédération Croix marine, pour donner naissance à la Fédération « Santé mentale France », dont nous sommes beaucoup d’entre nous membres. Catalin a emmené avec lui, dans ses wagons, une dizaine d’acteurs alsaciens, qui se reconnaitront ici, et qui se sont constitués en Comité de pilotage du projet autour de « Route nouvelle Alsace ».

Petit à petit, le projet s’est construit, élaboré, affiné, en confiant une étude de faisabilité au CREAI grâce à une subvention de l’ARS Alsace, en regardant comment se sont créés les autres Crehpsy en France (une dizaine actuellement), en rencontrant et écoutant les responsables de l’ARS, et j’ai une pensée toute particulière pour Madame Marie Fontanel, directrice générale adjointe de l’ARS à l’époque, rapidement convaincue, avec le Dr Kieffer, de l’intérêt d’un tel dispositif, et qui l’a défendu auprès du directeur général, intérêt qu’elle a transmis à Mme Christophe qui a pu finaliser le dossier l’an dernier.    Merci à vous, madame.

Cette gestation a donc presque duré 5 ans.    Je vous le disais, on ne fait pas l’économie du temps. Finalement c’est quand même 45 ans de moins que le dossier de Notre Dame des Landes ! 

Mais la persévérance paie, la conviction et l’engagement des partenaires aussi. Le directeur général de l’ARS Grand Est, et j’adresse moi également mes remerciements à M. Lannelongue, a officialisé  la création du Crehpsy en octobre 2017, à titre expérimental en Alsace, en demandant son extension à l’échelle du Grand Est après évaluation. Un financement sur deux ans, via le FIR, Fonds d’intervention régional, a permis de créer un ½ poste de chargé de mission dans chacun de nos deux Départements : c’est peu, mais cela a permis le démarrage des antennes le 1er janvier dernier, grâce au soutien logistique de nos deux associations qui ont su mobiliser leurs ressources internes pour la bonne cause. Mais il est important, vital pour le Crehpsy, que ce financement FIR soit pérennisé et augmenté dans les années à venir.  Les propos de Mme la Ministre mettant l’amélioration de la prise en charge des personnes handicapés psychiques parmi ses priorités, sont de bonne augure. « La psychiatrie ne sera plus le parent pauvre de la médecine » a-t-elle déclaré. Nous en prenons acte avec une grande satisfaction, et avec espoir.

  Le portage administratif du projet a été confié à « Route nouvelle Alsace », qui en partage la responsabilité avec « Santé mentale Alsace » à travers une convention de partenariat.  Je voudrais à ce propos me féliciter de l’excellence des relations établies avec notre consoeur bas-rhinoise, Route nouvelle Alsace, et en remercier le président Jean-Marie Danion et le directeur Charles Necol. Je rappelle pour finir et pour confirmer les propos du Pr Danion, que le CREHPSY a pour objectif, en développant la connaissance des dispositifs existants, de favoriser la fluidité du parcours et de la qualité de vie des personnes en situation de handicap psychique dans notre région, à travers des actions d’information, de formation, de mise en réseau.

Il se situe donc tout naturellement dans au moins deux leviers stratégiques du futur « Projet régional de santé », qui est d’une part de
- « faire évoluer le système de santé dans une logique de parcours » 
 - et d’autre part « d’améliorer l’accès aux soins et l’autonomie des personnes en situation de handicap ».       

Il devra également contribuer à la mise en oeuvre des « Projets territoriaux de santé mentale », et plus particulièrement dans une de ses priorités qu’est l’organisation du parcours de santé et de vie de qualité sans rupture, comme l’a également rappelé le Pr Danion.

Bien entendu, et compte tenu des compétences des Conseils départementaux dans le champ du handicap, le CREHPSY sera un partenaire incontournable des Maisons départementales des personnes handicapées, partenariat que nous souhaitons constructif et efficient grâce à la mutualisation des ressources et des compétences réciproques. Je tiens à remercier sincèrement les Présidente et Président de nos Conseils départementaux pour leur intérêt, leur soutien et leur aide financière. Nous partageons les mêmes valeurs au service des personnes handicapées et de leurs familles.

Après les discours, une présentation du Crehpsy et de son site Internet vous sera faite par les deux responsables et les deux chargées de mission de nos antennes 67 et 68.

Je voudrais en ce qui me concerne adresser mes remerciements et mes encouragements aux responsables pour le Haut-Rhin, Françoise Martinez et Aude Cadario, sous la coordination de notre directeur de « Santé mentale Alsace », Fréderic Seiler 

Je souhaite maintenant « bon vent » à notre Crehpsy.

Je vous remercie pour votre attention.

 

Pierre WESNER,
Président de Santé Mentale Alsace

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  • L'antenne 67 du Crehpsy Grand Est sera fermée du jeudi 02 au mercredi 15 juillet inclus